Je me mets carrément à rêver de la crainte que m'inspire le Transilien. Coincée à Bois-Colombes, incapable de me résoudre à monter dans ce putain de train, paniquée à l'idée de devoir en plus prendre le métro juste après. Rêve à classer aux côtés de celui pendant lequel je passais et ratais mon bac, 1 an après l'avoir eu avec mention. Curieuses choses.
Parfois je me sens un peu comme Freddie Drummond dans la nouvelle de Jack London. En différent. Mais entre deux. D'un côté toute ma vie, de l'autre l'alcool. D'un côté les devoirs, les souvenirs, le devoir de se souvenir, hier et demain, de l'autre la fête, l'oubli, ni matin ni soir, juste le moment présent. Parfois je regrette ces moments où je me fous de tout, où rien ne m'atteint plus de deux minutes, où tout est musique, tout est fête, et tout peut recommencer dès le premier café de la journée. J'ai pourtant honte actuellement de dire ça. De me dire ça. De me dire qu'après le premier verre, je m'en autorise un deuxième, puis un troisième en me convainquant que c'est le dernier, mais le quatrième arrive toujours.
Et puis dans ses bras, l'alcool je n'en veux plus. Dans ses bras à elle, je n'en veux pas.
Niaise, probablement, mais c'est actuellement loin d'être la pire chose qui puisse m'arriver. D'ailleurs je vais continuer à m'enfoncer. Parce que j'ai envie de le dire quand même, après tout ça, que je ferais tout pour la voir sourire.
Que je ferais n'importe quoi pour l'entendre rire.
Que je me fous du monde quand ses yeux sont posés sur moi.
Qu'à chaque fois qu'elle me dit qu'elle m'aime, je suis aussi heureuse que la première fois.
Qu'avec sa main dans la mienne, j'irais n'importe où.
Mouarf
Un macaroni a chié sur Clint Eastwood.
Jeudi 22 juillet 2010 à 14:48
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